Lâcheté de privilégiés (11/2020)


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2/11/2020

ventdouxprod nicolas barbier 2020 lâcheté de privilégiés

POUR DES RAISONS DIVERSES, souvent liées à des difficultés sociales multi-générationnelles entretenues par l’Etat et par l’essentiel du secteur privé, des foules de gens sont quasiment (statistiquement) condamnées à des travaux durs et/ou abrutissants mal payés jusqu’à la fin de leur vie active. Le poids psychologique de cette perspective est souvent très lourd.

Les travaux, décemment rémunérés, garants d’une relation vraiment équilibrée avec notre environnement, sont très rares, là encore parce que l’Etat et l’essentiel du secteur privé en ont décidé ainsi.

Dans le même temps, la France est remplie d’autres gens, aux atouts socio-culturels avantageux. Ces derniers sont bien contents de voir d’autres se coltiner les travaux durs et abrutissants mal payés ; ils cherchent, à tous prix, à les éviter. Ils font en sorte que leurs enfants, eux aussi, évitent ces travaux, sans essayer de résoudre le problème à la racine.

Parmi les privilégiés dotés d’atouts socio-culturels, très nombreux sont celles et ceux qui critiquent ou jugent les gens avec moins d’atouts lorsque ces derniers dénigrent les travaux durs/abrutissants mal payés. Ces privilégiés-là, qui peuvent généralement se permettre de refuser ces travaux, renchérissent sur le mal avec lâcheté, y ajoutant l’insulte. Les répercussions psychologiques et sociales des paroles et des actes de ces privilégiés-là sont destructrices chez beaucoup de personnes.

Ces quelques lignes visent à identifier ces privilégiés, ces prédateurs sociaux, et à s’en protéger. Avec l’Etat et avec la majorité du secteur privé, ils sont animés d’une haine sociale qui ne les différencie guère, sur un plan spirituel, des racistes.

Nicolas Barbier