Alpes de haute violence (11/2018)


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2/11/2018

ICI DANS LES ALPES FRANÇAISES, les deux groupes sociaux les plus violents sur les plans économique, environnemental et social sont les gros éleveurs et les grands propriétaires (terriens, de biens immobiliers en général).

Les gros éleveurs dégradent d’immenses étendues et empêchent le développement de nombreuses petites initiatives agricoles viables et respectueuses de l’environnement.

Les grands propriétaires possèdent une part disproportionnée de la richesse immobilière régionale. Ce privilège est l’apanage d’une toute petite minorité de la population. Grâce à la loi française, les grands propriétaires sont libres de vendre leurs biens à des prix généralement excessifs et couramment exorbitants. La plupart d’entre eux se livrent à ces transactions hyper discriminatoires au détriment des moins aisés.

Aujourd’hui encore, gros éleveurs et grands propriétaires alpins jouissent du soutien, de l’apathie ou de la peur qu’ils suscitent chez la plupart des Alpins. Pour préserver une « paix » factice, ces Alpins dénigrent ou abandonnent la lutte. Ils maintiennent donc un statut quo violent.

Les petits élevages et la petite propriété privée, non excessifs, économiquement viables et respectueux de l’environnement, sont bénéfiques. L’excès, lui, est destructeur. Il est d’autant plus destructeur à long terme qu’il s’inscrit dans un corpus législatif extrêmement difficile à démanteler.

L’une des missions prioritaires de la police et de l’armée réside dans la protection de toute forme de propriété privée légale, aussi excessive et nocive soit elle. Par conséquent, ces forces armées sont aussi au service des deux groupes sociaux alpins les plus violents : elles protègent leur violence.

Nicolas Barbier

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